Russie : le salaire moyen en progression mais les revenus subissent un recul

Selon l’agence fédérale russe chargée des statistiques (Rosstat), le salaire mensuel moyen est en nette progression tandis que les revenus disponibles réels subissent un recul, plus ou moins prononcé.

Une hausse de plus de 7% en sept mois

Dans son rapport, Rosstat a mis en lumière une augmentation de 7,5% du salaire moyen russe durant les sept premiers mois de l’année 2017. L’agence a enregistré une hausse constante d’environ 3%, du mois de janvier à celui de juin puis, une augmentation plus importante durant le mois de juillet (4,6%).

Si les chiffres émanant du rapport indiquent une amélioration du pouvoir d’achat des Russes, le recul observé au niveau des revenus réels disponibles ne permet pas aux économistes de rester optimistes sur la situation en Russie.

Entre octobre 2014 et mai 2017, une baisse de l’ordre de 19,2% a été enregistrée par l’école des hautes études en sciences économiques de Moscou. Le Rosstat quant à lui, a remarqué une diminution de 0,9% des revenus de juillet 2016 à juillet 2017.

Selon les spécialistes, les problèmes concernant le niveau de vie russe ont été causés par l’augmentation des prix des aliments (+28,5%), des produits non-alimentaires (+26,2%) et des services (+21,3%).

Malgré les quelques points négatifs mis en lumière par l’étude de l’agence, il faut savoir que le nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté a grandement diminué. Pendant le premier trimestre de 2017, environ 22 millions de Russes vivaient sous le seuil de pauvreté contre 23,4 millions, durant la même période en 2016.

Des chiffres fiables ?

Quelques mois avant l’étude de juillet 2017, Rosstat a dévoilé des chiffres indiquant un recul important de l’économie russe, alors que celle-ci aurait trouvé le chemin de la croissance depuis la fin de l’année 2016.

Dans son rapport mensuel, l’agence a mis en exergue une diminution des ventes de détails (-2,6%), des revenus réels (-4,1%) et de la production industrielle (-2,7%).

D’après les autorités russes, les chiffres diffusés par Rosstat n’étaient qu’une illusion statistique puisque de nombreux éléments n’ont pas été pris en considération.

Le Ministre de l’économie, Maxime Orechkine, a mis en lumière des effets calendaires et une méthodologie encore mal-maîtrisée, liée à l’adoption d’une nouvelle nomenclature, pour expliquer les données alarmantes de février.

Reste à savoir si les chiffres enregistrés lors de l’étude de juillet 2017 sont fiables.

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