La production de coco de Paimpol en baisse

Depuis quelques années, la situation du coco de Paimpol  se dégrade progressivement et il semblerait que la production subira une fois de plus, une baisse notable durant 2017.

Les producteurs délaissent le coco de Paimpol

Les producteurs de coco de Paimpol font face à une situation de plus en plus inquiétante ces derniers temps.

Responsable de la section régionale du coco de Paimpol et du haricot de Bretagne à l’Union des coopératives de Paimpol et Tréguier, Hervé Guézou a déclaré que de nombreux agriculteurs ont arrêté leur production et si la superficie destinée à la culture de cette variété d’haricot était de 1 000 ha en 2016, elle est passée à 750 ha.

Pour le producteur de Pléhédel, cette baisse de la production pourrait avoir des répercussions sur les contrats conclus entre les agriculteurs et la grande distribution.

Concernant ses activités, il n’a pas manqué de signaler un recul de la part du coco sur son chiffre d’affaires. Il a déclaré que ce produit représentait 40% de son CA mais que ce pourcentage a progressivement baissé ces dernières années.

Des contraintes liées aux salaires

La baisse de la rentabilité compte parmi les grands problèmes pointés du doigt par Hervé Guézou.

D’après l’agriculteur, l’application du Smic dans les contrats des plumeurs a considérablement augmenté le coût de la main d’œuvre, mais elle n’a pas pu améliorer la productivité.

Si les saisonniers étaient payés au kilo, la nouvelle mesure oblige les agriculteurs à fournir des rémunérations équivalentes au Smic horaire, sur une base de 120 kg de coco ramassés en sept heures. Cependant, le responsable de la section régionale du coco de Paimpol a fait remarquer que les plumeurs n’ont pas le même rythme de travail.

Dans le cas où une personne est dans l’incapacité de récolter plus de 100 kg en sept heures, les agriculteurs choisissent généralement de s’en séparer, réduisant ainsi leur productivité et renvoyant un actif au chômage.

Dans l’optique d’améliorer leur production, les agriculteurs doivent se procurer une autre main-d’œuvre en se tournant vers les travailleurs d’une autre région de France ou des étrangers. Toutefois, il n’est pas toujours aisé pour un travailleur seul, en provenance d’un autre pays ou d’une province éloignée d’intervenir pendant quelques semaines, voire quelques mois, dans un champ de coco de Paimpol, en raison des difficultés liées à l’hébergement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *