Augmentation du SMIC proposée par Valérie Pécresse : les effets

La présidente du parti « Les Républicains », Valérie Pécresse ainsi que le vice-président du même parti en ont surpris plus d’un lorsqu’ils ont annoncé leur enclin à la nécessité de rehausser la valeur du Smic de l’ordre de 20%. Valérie Pécresse précise qu’il s’agit d’une augmentation du « SMIC net et pas le SMIC brut ». Cette mesure pourrait cependant être plus handicapante qu’avantageuse.

Explication simple du fonctionnement du SMIC sur la base des 35 heures

Lorsque l’on parle du SMIC, beaucoup ne savent pas exactement ce que cela implique réellement. La valeur nette du SMIC directement perçue par le salarié est de 1 150 €. Le SMIC brut lui revient à 1 500 € et la valeur dite « super-brut » payée par l’employeur est de 1 690 €. La différence entre ce dernier et le SMIC net de l’ordre de 540 €, un montant représentant les cotisations sociales.

Sur le plan micro-économique, les indices de l’offre de travail venant des salariés et celui de la demande de travail de la part des entreprises permet de calculer le seuil de l’équilibre du marché du travail. Cet équilibre va donc varier en fonction des heures de travail, du salaire perçu par le salarié par rapport à cette offre et demande de travail.

Les cotisations sociales déduites du salaire super-brut représentent, jusqu’au niveau de cet équilibre, le « Coin Social ». Actuellement, les économistes incitent à diminuer le super-brut pour rendre l’accès au travail plus accessible, mais en même temps les politiciens ne cessent de faire augmenter la valeur du SMIC net. Cela a pour effet de rendre la situation plus difficile pour les salaires avoisinant le SMIC (SMIC 1 à 1,6) vis-à-vis de l’employeur, qui devra par conséquent perdre plus d’argent que la normale s’il veut augmenter ses employés (une augmentation de 1€ lui coute 3€).

Les conséquences de la proposition de Valérie Pécresse 

Si la mesure envisagée par Valérie Pécresse d’augmenter le SMIC net de 20% (=1380€) sans changer le super brut (=1690€) est adoptée, cela conduirait à envenimer les choses par rapport au dynamisme du marché du travail et ne servirait qu’à chambouler l’équilibre actuel.

Ainsi, avec cette approche, si un employeur envisage d’augmenter le salaire de son personnel de 1 €, il devra payer un montant supplémentaire de 5 €.

La solution la pus appropriée serait cependant de trouver un moyen pour substituer la cotisation sociale que doit payer l’employeur par un versement direct aux employés.

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