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Budget de famille, les priorités ont changé depuis 2008

Les résultats de l’étude réalisée par l’Insee auprès des familles suscitent l’attention. Selon les chiffres obtenus, les ménages français les plus modestes subissent en effet une difficulté d’accès à la nourriture depuis la crise, tandis que la priorité des plus riches reste les loisirs.

Une différence notable entre 2005 et 2011

La même question de « priorité » a été posée par l’Insee en 2005. Et si, à l’époque, 17 % des familles les plus modestes aspiraient à plus de loisirs et 16 % d’épargne, des choses ont changé depuis la crise de 2008. D’après l’enquête « Budget de famille » réalisée par l’organisme en 2011, 19 % de ces ménages souhaitent en effet faire un peu plus d’épargne s’ils en avaient la possibilité et 16 % d’entre eux investiraient plus dans l’alimentation. En 2005, seuls 11 % des familles ont pourtant mentionné l’alimentation comme priorité et 12 % souhaitaient équiper leur logement.

Des chiffres qui témoignent de l’impact de la crise auprès des ménages français. Pourtant, chez les familles les plus riches, les priorités restent les loisirs (26 %) et l’épargne (23 %), pratiquement les mêmes données recueillies qu’en 2005.

Des écarts importants de consommation

Gestion du budget de familleToujours selon l’Insee, le budget alimentaire des familles les plus modestes a connu un grand recul à partir de 2008. Chez les familles les plus riches pourtant, le budget en nourriture est pratiquement resté le même. Le rapport a néanmoins indiqué que, dans l’ensemble, les inégalités en matière de consommation n’ont varié que très peu entre 2005 et 2011.

Les chiffres relevés en 2011 continuent de refléter les disparités constatées en 2005. 20 % des familles à faible niveau de vie consomment 38 % de moins que la moyenne, tandis que les 20 % des ménages aisés en consomment 53 % de plus. Avec la baisse du pouvoir d’achat enregistrée en 2012, les changements restent cependant incertains. D’ailleurs, selon l’Insee, la consommation des ménages a déjà diminué de 1,7 % durant l’année.

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